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Le Mokulito « lithographie sur bois »

En japonais mokulito signifie « lithographie sur bois ».

Les prochains stages auront lieu les vendredi 17 novembre et 11 décembre.
Renseignements et inscriptions auprès de Leila Gaillard : lilagaillard@gmail.com

Comme toutes les techniques lithographiques, le mokulito s’appuie sur la répulsion de l’eau et du gras. Le dessin est donc réalisé avec des agents à forte teneur en graisse. Une fois le dessin encré, et avant l’impression, les couleurs sont posées à la gouache ou à l’aquarelle.

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Techniques de gravure

Eau-forte

eau forte 2 L’eau-forte est un procédé de gravure en creux ou taille douce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordant chimique (acide). L’artiste utilisant l’eau-forte est appelé aquafortiste.

À l’origine, l’eau-forte était le nom donné à l’acide nitrique. Cette appellation elle-même est celle de l’acide nitrique étendu d’eau : l’aqua-fortis des anciens alchimistes. Aujourd’hui, l’acide nitrique est remplacé par des mordants moins toxiques, tels le perchlorure de fer ou le sulfate de cuivre.

L’eau-forte est un procédé de taille indirect (par morsure du métal par un acide), par opposition ceux obtenus par taille directe (à l’aide d’outils tels burin ou pointe sèche). En un sens général, l’eau-forte, qui est à la fois le procédé, la gravure sur métal et l’estampe obtenue par cette gravure, s’oppose aux autres procédés de taille douce (ou gravure en creux), exécutés aux outils: burin, pointe sèche, manière noire.

Parmi les différents procédés d’eaux-fortes, on trouve l’aquatinte, la gravure au lavis ou la manière de crayon. Toutes désignent une technique de gravure où l’image est creusée sur une plaque de métal à l’aide d’un acide. Elles diffèrent en revanche par les outils ou vernis à graver utilisés.

Le principe est simple : sur la plaque de métal préalablement recouverte d’un vernis à graver l’artiste dessine son motif à la pointe métallique. La plaque est ensuite placée dans un bain d’acide qui « mord » les zones à découvert et laisse intactes les parties protégées. Après nettoyage du vernis, la plaque est encréeet mise sous presse.

Le burin

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Le burin est le nom de la technique et de l’outil employé par le graveur : lame d’acier de section carrée, coupée en biseau. Le buriniste pousse la lame dans le métal, dégageant des copeaux, il creuse des tailles nettes, sans rebord, d’une finesse et d’une profondeur variables. Le travail au burin est long et minutieux, il demande une certaine technicité, l’artiste doit mesurer son geste : la pression exercée sur l’outil, son inclinaison, une erreur est difficilement réparable.

Les nuances de valeur sont obtenues par la modulation de l’épaisseur du trait et la densité des trames (traits, croisés, parallèles, …). Le resserrement des traits donne l’impression de volume et la variété du graphisme (pointillés, tailles croisées, parallèles) crée les effets de matière.

La pointe sèche

pointe sèche

La pointe sèche est le nom d’une technique et de l’outil qui permet sa réalisation. Contrairement au burin qui dégage des copeaux, la pointe sèche, maniée comme un crayon, déchire le métal. Le creux est bordé de barbes, sorte de bourrelets déchiquetés. Ces barbes caractérisent la pointe sèche : elles prennent l’encre autant que les creux et donnent au trait un aspect velouté. Les barbes étant particulièrement fragiles, elles peuvent être préservées par l’aciérage : opération par laquelle on dépose une fine pellicule de fer sur la plaque. Certains graveurs les suppriment avec un ébarboir, ce qui ôte à cette technique la richesse de sa matière.

La manière noire

La manière noire ou mezzo-tinto est à l’origine destinée à rendre les effets de la peinture. La plaque de cuivre est criblée de petits trous à l’aide d’un berceau, sorte de lame arrondie striée, montée sur poignée. Le côté rond et hérissé de pointes est promené sur toute la plaque par un mouvement de poignet ; on berce en long, en large et diagonale. La perforation alors obtenue donne au tirage une surface uniformément noire. Puis le graveur gratte, écrase ces petits creux avec un grattoir et un brunissoir pour retrouver des surfaces plus ou moins planes. L’encre est plus ou moins retenue. Ce procédé permet d’obtenir toutes les nuances de demi-teintes jusqu’au noir le plus profond.

L’aquatinte

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Le graveur saupoudre la plaque de grains de résine, de manière plus ou moins dense. La plaque est ensuite chauffée, la résine adhère, puis les grains durcissent et forment autant de petits points résistants. Le métal est creusé à l’acide autour de ces grains. Il faut renouveler plusieurs fois l’opération et superposer les taches. Ce procédé est généralement associé à l’eau-forte, un vernis protégeant les parties non grainées.

L’aquatinte permet d’obtenir des masses aux valeurs nuancées, à la manière d’un lavis. Les traits sont apportés par une autre technique.

Le vernis mou

gravure au vernis sur carton

Ce procédé dérive de l’eau-forte. Sur une plaque de cuivre recouverte d’un vernis tendre, on pose une feuille de papier et l’on dessine dessus avec un crayon dur. Chaque trait entame le vernis, lequel vient adhérer au dos de la feuille. Le papier est retiré. Les tracés font apparaître le métal. La plaque est plongée dans l’acide qui creuse les traits. Le vernis est retiré. Le trait gravé a l’aspect d’un trait de crayon sur le papier.

Le monotypemonotype

Le monotype, est une estampe obtenue par un procédé non reproductible, on utilise la peinture à l’huile ou l’encre d’imprimerie et on peint sur une plaque de zinc ou de cuivre non gravée, cette technique est proche de la peinture ou du dessin. Ensuite après avoir réalisé son dessin, on le passe sous la presse. Le réglage de la pression est très important. Trop de pression écraserait la peinture. Il faudra trouver un certain équilibre entre la fluidité de la peinture à l’huile ou de l’encre et la pression de la presse. On utilisera aussi un papier pour aquarelle ou gravure préalablement déposé dans un bac d’eau, puis égoutté à l’éponge. Dans cette technique le temps est compté car le solvant de la peinture à l’huile et de l’encre d’imprimerie(essence de térébenthine) s’évaporant, elle sera plus sèche et les résultats après le passage à la presse seraient très aléatoires

Le carborundum

La technique mise au point par Henri Goetz pendant de longues années de recherches est une technique aboutie. Elle utilise à la fois un matériau extrêmement dur et stable, le carborundum ( cette poudre est utilisée dans l’industrie de rodages divers, travail du verre, travail de la fonte, polissage de pierres) avec des vernis ou des résines qui durcissent au séchage*. Le mélange pâteux des deux produits appliqué à la brosse et travaillé sur une plaque de métal donne en séchant une matière très dure, plus ou moins épaisse suivant la valeur du grain utilisé et les effets que l’on souhaite obtenir. Cette préparation offre l’avantage de pouvoir être encrée, essuyée, et imprimée comme une gravure en taille-douce, sans avoir à creuser le métal.

L’utilisation du métal comme support n’est pas obligatoire. D’autres matériaux résistants et stables peuvent être utilisés, tels que le Plexiglass, le Perspex, les laminés ou encore les plaques Offset usagées. L’encre employée, noire ou couleur, est la même que pour la taille douce, rendue plus fluide pour permettre un encrage au pinceau, avec des brosses plus ou moins large selon les surfaces à encrer. L’essuyage peut se faire à la tarlatane, avec éventuellement un fini au papier de soie lorsqu’il s’agit de surfaces avec des grains de carborundum particulièrement fins(600 et plus) L’impression se fait sur une presse taille-douce, avec une pression moins forte que pour la gravure en creux, et avec un habillage plus souple composé de un ou deux caoutchouc mousse et de deux feutres.       La technique du carborundum convient très bien à la couleur et donne une grande richesse platique de matières et de formes on peut la combiner avec d’autres techniques de gravure.                                                                                             * On peut utiliser des liants acryliques, des colles acryliques, des colles vinyliques, des colles synthétiques.

La gravure au sucre

Elle permet de laisser des surfaces créées avec le pinceau, vierges pour l’eau-forte, généralement utilisée avec l’aquatinte. C’est un mélange de sucre et de gouache(ou d’encre de Chine) appliqué en dessin sur la plaque dégraissée. Puis celle-ci est vernie avec un vernis léger. On peut attendre ou non que la plaque soit sèche ; elle est passée sous l’eau bouillante, ou dans un bain d’eau claire: le sucre humidifié fait sauter le vernis à l’endroit où il se trouvait posé.

On peut alors appliquer la résine colophane sur la plaque, la fixeret passer la plaque à l’eau-forte (acide nitrique ou perchlorure de fer dilué).

Le gaufrage, ombre et lumière

Le gaufrage est obtenu par déformation du papier provoquée par une forte pression donnée sur machine entre la partie femelle, la gravure, et la partie mâle, la contrepartie, qui doivent parfaitement s’accorder.

Rien ne doit être laissé au hasard pour atteindre la qualité dans cette technique. Il faut en particulier faire le bon choix de papier, en qualité et en poids, pour obtenir l’effet recherché.

Pour des gaufrages simples, à un seul creux, la gravure de l’outil est réalisée par enlèvement de métal (cuivre, acier, laiton, magnésium) par des procédés mécaniques ou par des procédés chimiques ; dans le cas de gaufrages complexes, en creux et en relief, la gravure ne peut être réalisée qu’à la main.